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FAQ Entre 2 Bruxelles

A propos d'entre 2

  • Oui, dans la mesure où nous sommes subsidiés en grande partie par des organismes publics. Cependant, nous ne sommes pas mandatés par l'Etat pour assurer un contrôle sur la prostitution.
    Chaque année, à travers nos rapports d'activités, nous publions un certain nombre de chiffres qui permettent de rendre compte du travail réalisé et de justifier des subsides que nous recevons.

    Nous garantissons une stricte confidentialité à toute personne qui nous contacte ou qui est accompagnée par notre service.

  • Non. Les missions de la Police Fédérale et ses mandats sont très différents des nôtres. Nous ne partageons pas d'information.

    Nous entrons en contact avec eux pour deux types de raisons uniquement : lors des rencontres de la PLateforme PICEP et lorsqu'une personne de notre public nous le demande et ce dans une visée d'accompagnement individuel.

  • Absolument. Les travailleurs sociaux sont tenus au secret professionnel. Cela signifie qu'ils ne peuvent révéler aucune information qui leur a été révélée dans le cadre de leur fonction. Chez Entre 2, le secret est partagé, cela signifie que certaines informations sont échangées au sein de l'équipe et cela dans le but d'assurer un meilleur suivi à nos bénéficiaires.

    Pour plus d'information à propos du secret professionel : http://www.belgium.be/fr/justice/respect_de_la_vie_privee/secret_profess...

  • Non. Même si comme vous pourrez le lire dans le préambule, la création d'Entre 2 fait suite à d'importantes remises en question au sein du Nid Belgique. Entre 2 a souhaité marquer une rupture totale avec l'idéologie véhiculée par le Nid, ce qui a découlé sur un changement de nom, d'équipe, de conseil d'administration et de statuts officiels.

    Le mouvement du Nid n'existe donc plus en Belgique et nous ne sommes absolument pas reliés au Nid France, puisque nos philosophies de travail ne sont pas compatibles.

  • Nous sommes deux asbl distinctes sur le plan juridique depuis fin 2012. Avant cela, il n'existait qu'une seule et même association avec deux antennes, une à Bruxelles et une  Charleroi.

    Bien que séparées juridiquement et géographiquement, nous restons liées par une même philosophie de travail.

  • Non. Nous ne sommes en aucun cas des intermédiaires entre les clients et les personnes prostituées. Nous n'agissons pas dans le but de faciliter la prostitution d'autrui.

    Il arrive que nous soyons en contact avec des cpersonnes qui ressentent le besoin d'être écouté car ils vivent une situation compliquée liée à leur statut de client de la prostitution, et nous nous rendons disponibles à de telles demandes.

    Nous avons été interpellés par des personnes en situation de handicap qui souhaitent avoir recours aux services d"une personnes prostituées. Cependant, même dans ce cas, nous considérons que le demandeur reste un client au même titre qu'un autre et ce bien que son accès y soit parfois plus limité. Nous pensons qu'il s'agit d'un travail qui doit être fait par les proches ou l'institution de la personne en situation de handicap et avec celle-ci. Nous restons toutefois présents pour les proches et/ou les institutions qui ont des difficultés à franchir le pas et qui souhaitent être entendus et/ou aidés.

  • Chez Entre 2 Bruxelles, les personnes prostituées peuvent avoir accès à une consultation médicale. Mais nous ne sommes pas uniquement un centre médical. En effet, les personnes qui le souhaitent peuvent aussi avoir accès à un lieu d'accueil et d'écoute où il est possible de rencontrer des travailleurs sociaux qui pourront les aider dans des démarches administratives.

  • L'équipe d'Entre2 n'est pas composée d'avocats, il n'y a donc pas de consultation juridique sur place.
    Si vous avez besoin de conseils juridiques, Entre2 entretient des partenariats avec des avocats ou juristes spécialisés dans différentes matières, il est donc possible d'avoir gratuitement les premières réponses ou conseils pour vos procédures juridiques.
    Si vous avez besoin des services d'un avocat, il est possible, en fonction de vos revenus, d'accéder à l'aide juridique et de bénéficier des services d'un avocat indemnisé par l’État belge. Pour plus d'information à ce sujet, rendez-vous sur le site du Bureau d'Aide Juridique ou prenez contact avec un travailleur d'Entre2.

À propos de la prostitution en Belgique

  • Non, toutes les personnes qui se prostituent ne le font pas au bénéfice d’un proxénète. Il existe beaucoup de situations différentes. Les parcours de vie dans la prostitution, comme ailleurs, sont très divers.

  • Les deux cas de figure existent.

    En effet, les parcours de vie des personnes qui se prostituent sont sans doute aussi nombreux qu’il existe d’individus qui ont recours à la prostitution. Les situations sont nuancées et à aborder avec énormément de respect pour comprendre ce qui amène une personne à se tourner vers la prostitution.

    Pour certaines, le choix est posé, assumé qu’il s’agisse d’une période transitoire ou d’un choix à long terme.

    Pour d’autres, il s’agit d’un choix par la négative, ou plutôt d’un non-choix, la certitude qu’il n’y avait pas d’autres recours pour surmonter une situation financière compliquée.

    Enfin, il arrive, et c’est malheureusement trop souvent le cas, que des personnes (femmes ou hommes) y soient contraintes. Le proxénète ou l’exploiteur agit par la force, la peur, la manipulation…

  • Parce que.

  • Non, la situation est assez complexe en Belgique.

    Le fait de se prostituer n'est pas une infraction en soi, mais différents aspects qui entourent ce phénomène sont interdits par la loi, comme le proxénétisme ou le racolage. "Depuis l'entrée en viguer de la loi du 21 août 1948 supprimant la réglementation officielle de la prostitution, cette dernière ne constitue plus une infraction. En revanche, les manifestations de la prostitution contraires à l’ordre public ainsi que le proxénétisme continuent à être condamnées. Les dispositions du code pénal relatives à la prostitution ont été modifiées par la loi du 13 avril 1995 et par la loi du 28 novembre 2000. Ces deux réformes visent essentiellement les mineurs. »

    Pour plus d’infos référez-vous à l’article très bien résumé aux pages 5 à 7 de la chronique de la ligue des droits de l’Homme, téléchargeable ici (pdf).

    Maes G., Prostitution : quel régime pénal en Belgique ? in La chronique de la ligue des droits de l’Homme asbl, Prostitution : le cul entre deux thèses, n°154 janvier-février 2013 pp5-7.

  • Il est courant de distinguer trois positions idéologiques par rapport à la prostitution.

    • prohibitionnisme (interdiction de la prostitution : pénalisation à la fois des prostituées mais aussi des proxénètes et des clients),
    • abolitionniste (répression de l’exploitation de la prostitution),
    • réglementariste (légalisation de la prostitution).

    http://www.dsb-spc.be/web/index.php?option=com_content&task=view&id=77&Itemid=101

    Certaines associations actives dans ce milieu et certains courants politiques ont pour coutume de s’identifier comme appartenant à l’une ou l’autre philosophie.

    A travers les différents médias, au cours des débats politiques, il est courant de présenter la prostitution comme un phénomène simple et dichotomique. Elle serait soit consentie et donc devrait être réglementée par la loi et autorisée au même titre qu’un autre travail, ou serait toujours liée à l’exploitation sexuelle et la traite des êtres humains et devrait être éradiquée et interdite.

    Notre avis sur la question est plus nuancé, nous ne sommes pas face à un phénomène noir ou blanc, mais bien devant une palette de nuances autant dans les situations vécues par les personnes prostituées que dans les réponses que la société pourrait apporter afin de diminuer les nuisances que cette activité occasionne.

    Pour en savoir plus sur notre philosophie